Chers amis,
Et ce qui devait arriver arriva ... Les prix du pétrole sont repartis au sommet. Il ont enregistrés de nouveaux records historiques aujourd'hui : 58,60 $ à New York (contre 58,28 au précédent record datant d'avril), et 57,92 $ à Londres (contre 57,65). Cela fait à peine 2 semaines que la haute saison de consommation d'essence et nous en sommes déjà là. Cela laisse présager la suite. L'OPEP a tenté de calmer le jeu en annonçant comme prévu une hausse de son quota de production de 0,5 million de barils par jour (mbj), mais en précisant que cela n'augmentera pas l'offre réelle, puisque le quota, même ajusté, est déjà dépassé. De plus l'OPEP a clairement avoué qu'elle ne peut plus augmenter la production de brut léger, le plus recherché, et qu'il ne lui reste en excédent que du brut lourd, difficile à raffiner, contenant souvent du soufre. Un excédent de 1,5 mbj seulement. Rares sont les raffineries capables de traiter ce pétrole lourd. Nous sommes donc bel et bien arrivé au pic de la production de pétrole léger, ce qui est la première étape dans la phase de déclin de l'ère du pétrole. La demande continuera à progresser et l'offre stagnera, faisant s'envoler les prix. Ensuite d'ici quelques mois, commencera le déclin de la production, qui fera diminuer l'offre ...Dans un premier temps, on se rabattra sur le pétrole lourd, mais celui-ci atteindra un pic également d'ici un an ou deux maximum peut-être moins. Le pétrole entrainera tout le capitalisme dans sa chute.
Un autre indicateur du déclin du capitalisme, ce sont les déficits américains. Le déficit commercial notamment qui atteint au 1er trimestre 2005 un montant record de 195,1 milliards de dollars, soit +3,5% par rapport au dernier trimestre 2004 ! On se demande combien de temps les Etats-Unis vont encore pouvoir vivre à crédit sur le dos du reste du monde. Quand les pays créanciers vont-ils se décider à réclamer cette dette ? Très bientôt surement. Le dollar n'a pas tardé à réagir en plongeant par rapport à l'euro notamment. L'euro a gagné presque 3 cents en l'espace d'une journée. A ce rythme là, sa chute entrainée par la crise européenne sera vite enrayée. Le dollar, basé sur du vent ne vaut rien et ne tient le coup que par le jeu de pouvoir exercé par les USA. Il est destiné à s'effondrer.
Pendant ce temps-là, les énergies nouvelles et positives progressent à petit pas. Le congrès américain vient notamment de voter un amendement au Patriot Act, afin d'en limiter la portée. Ce texte passé sous couvert de terrorisme, est liberticide pour les américains qui sont fliqués et considérés tous comme des terroristes potentiels. Si cet amendement est confirmé au Sénat, le FBI n'aura plus accès aux fichiers des bibliothèques et librairies, sauf pour les connexions internet. Les américains vont peut-être pouvoir regagner une part de liberté volée. Cela prouve d'autre part, que la clique de Bush perd des alliés même au sein de son propre parti.
En Europe, les dirigeants sont en déroute, ils ne savent pas s'entendre, ne savent plus que faire, sont désarmés par rapport au peuple qui les désapprouvent. Ils ne trouvent plus de solution à leur problème que celle de remettre les discussions à plus tard. La ratification de la constitution est aussi remise à plus tard, repoussée d'un an en l'espoir que le "non" se calme. Il ne reste plus comme solution à ces incompétents d'abdiquer et de laisser place à des dirigeants moins véreux et plus à l'écoute du peuple, prêts à se lancer dans une démocratie directe, laissant le peuple souverain.
Dans les prochaines heures nous verront aussi le résultat du vote iranien et ses conséquences, notamment la réaction des Etats-Unis, qui accusent déjà le pouvoir en place de vouloir se maintenir de manière anti-démocratique. C'est pourtant ce que Georges Bush a lui même fait pour voler ce mandat à John Kerry, comme il avait déjà volé le précédent à Al Gore grâce à son frère Jeb Bush, gouverneur de Floride.
Bon week-end à tous,
L'Oracle

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